Les États-Unis entretiennent avec les droits de l’homme une relation ambivalente. D’un côté, cet État apparaît comme l’élève modèle des droits de l’homme, et de l’autre il est perçu à bien des égards comme un cancre en la matière. Cette schizophrénie, souvent décriée, s’expliquerait par une conception proprement américaine du droit international des droits de l’homme et par une posture politique et culturelle que d’aucuns qualifient d’« exceptionnalisme américain ». Cet ouvrage a pour objet de cerner les influences et effets de cet « exceptionnalisme » sur la relation que les États-Unis entretiennent avec les droits de l’homme.
Exceptionnalisme et nouvel ordre spatial Les contradictions de l’exceptionnalisme américain Ludovic Hennebel : « La destinée manifeste » des droits de l’homme aux Etats- Unis Guy Haarscher : La clause d’établissement et la « laïcité » américaine Arnaud Van Waeyenberge : La « dignité humaine » aux Etats-Unis : conceptus non gratus ? Jérémie Van Meerbeeck : L’avortement à la lumière de l’exceptionnalisme américain Thomas Hochmann : L’exceptionnelle protection de la liberté d’expression aux Etats-Unis Hélène Tigroudja : Global war on terrorism, due process of law et office du juge constitutionnel américain Nicolas Angelet : L’exceptionnalisme américain en matière de droits de l’homme face au droit international : l’art du possible Nadia Bernaz : L’exceptionnalisme américain et les Nations unies : le cas de la peine de mort Jérôme Jamin : Les droits de l’homme à l’épreuve de la politique étrangère américaine Rémy Prouvèze : L’exceptionnalisme américain face à la justice internationale pénale